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Par JF Maquiné le 28 Avril 2010 |    | |
Nous sommes une civilisation de l'écrit depuis plusieurs millénaires. Cela signifie, que nous écrivons non seulement pour communiquer mais aussi pour garder des traces de nos faits, de nos idées, de nos inventions, de nos relations, ... à travers les âges et de génération en génération. En tant que civilisation, l'écriture est plutôt jeune. L'espèce humaine ayant plusieurs centaines de milliers d'années, est d'abord passée par une phase orale, phase qui n'est toujours pas terminée. Ainsi l'écrit et l'oral se partagent le travail de communication entre les êtres humains.
On peut considérer l'écriture comme l'élément technique qui a permis à notre civilisation de progresser aussi rapidement ces derniers millénaires. Mais n'allons-nous pas trop loin dans notre volonté de glorifier ce succès. A l'école l'évaluation des connaissances se fait essentiellement par l'écrit. Ce n'est pas la domination de l'écrit qui pose problème; nous sommes une civilisation de l'écrit; mais l'absence de la communication orale pour l'évaluation. Autrement dit, il ne s'agit pas de remettre en cause l'importance de l'écrit sur loral, mais de s'interroger sur le bien fondé de l'énorme disproportionnalité entre l'écrit et l'oral dans nos sociétés. Cette interogation est d'autant plus forte que nous ne sommes pas tous égaux devant le langage écrit.
L'étude de la dyslexie, par exemple, a montré la possibilité que les difficultés pouvaient provenir des fonctions de reconnaissance des formes du cerveau sans impacter les zones cognitives dédiées à la résolution des problèmes ou à la production de nouvelles idées. Ces fonctions sont anciennes et utilisées par le cerveau pour reconnaitre des dangers ou au contraire des éléments amicaux. Cette zone du cerveau est réutilisée pour l'apprentissage de l'écrit. De la compréhension du fonctionnement de cette zone, on détermine quelle méthode d'apprentissage de la lecture est la plus adaptée. La méthode lettre par lettre et non par groupe de lettres se justifie, cette zone semblant préférer les formes suffisamment simples.
Si l'on considère ces découvertes sur la dyslexie comme une hypothèse et qu'on y souscrit, au moins provisoirement, alors on peut envisager que le langage écrit et parlé n'utilise pas (par hypothèse) des zones similaires. On peut aussi considérer que les performances de ces zones sont inégales d'un individu à un autre. Indépendamment des capacités cognitives, beaucoup d'individus manifestent une prévalence pour l'une ou l'autre des formes d'expression. Maintenant au nom de quoi l'écrit prend-il une place si prépondérante dans le système de sélection et exclut-il des individus des fonctions les plus élevées dans les domaines scientifiques ?
On peut aussi voir toute cette histoire de langage écrit / oral différemment. Les difficultés des scientifiques à s'exprimer oralement, en particulier devant un public néophyte, sont connues. Or les scientifiques sont au cœur des défis de notre civilisation et la crise du réchauffement global et la débâcle de la conférence de Copenhague en 2009 en témoigne suffisamment.
Il ne s'agit pas d'opposer ces deux moyens de communication, ce que par ailleurs on fait quand on en exclut l'un avec autant de force. Le langage écrit est plus personnel, moins sujet à la manipulation des orateurs, il implique normalement de construire un argumentaire selon des schémas aujourd'hui assez bien maitrisés. Il oblige à prendre le temps, ... La connaissance et en particulier scientifique ne peut se passer du langage écrit, mais de là à exclure de manière systématiser le langage oral, on peut s'interroger sur les motivations de certains.
Ma proposition serait de ce type. Une part d'environ 25% des examens seraient oraux pour tous avec un coefficient de même niveau par rapport aux matières écrites. Ceux qui le souhaitent pourront augmenter cette part à 50% de la totalité de leur examen. Aucune mention des choix de proportion écrit/oral ne doit être mentionnée. Les scientifiques devront recevoir des cours et faire des stages obligatoires de présentation de concepts de leur choix au grand public qui les notera et avec qui ils devront avoir une conversation pour voir ce qui pourrait être amélioré dans la communication.
Il existe ce dicton stupide (*), « science sans conscience n'est que ruine de l'âme ». Ce dont a surtout besoin un scientifique moderne c'est d'outils de communication au grand public et d'une compréhension plus globale (imbrication entre les domaines scientifiques, implication socio-politico-économique) des connaissances qu'il acquiert). La connaissance seule ne suffit pas, elle n'a jamais suffit, mais aujourd'hui elle ne suffit plus. Défendre cette position c'est défendre celle de la tour d'ivoire. Vous voulez des scientifiques dans une tour d'ivoire ? Je suis curieux de voir combien il faudra de temps à la populace pour venir la démonter pierre par pierre et pendre ses habitants.
Les scientifiques et ceux qui défendent les sciences ont des responsabilités. Nous devons y faire face, avoir la capacité à reconnaitre nos insuffisances, nos erreurs, et trouver les moyens d'améliorer le tout, nous y compris. Comme me le faisait remarquer un ami, d'ici quelques temps les principales ressources de matière première auront disparu ou seront devenues trop rares pour être gaspillé. Le risque d'un retour à la civilisation du bois (le bois ça repousse et c'est inépuisable) est un risque réel. C'est à la science de solutionner comment l'avenir de notre civilisation pourra être assuré, mais ce n'est certainement pas en restant dans une tour d'ivoire et en excluant de manière arbitraire des individus aux capacités différentes. Créativité et intelligence, voilà ce dont nous avons besoin et ce quelque soit le mode d'expression.
(*) A propos de ce diction: Nous devons cette phrase à Alcofribas Nasier. Dans son contexte, elle a un sens lié au développement de la médecine et de la science de son époque, le 16ème siècle. Hors contexte, elle devient trop souvent un étendard pour vilipender les scientifiques et par eux, la science. L'utilisation de dictons vieillot hors de leur contexte d'origine et aussi stupide que le fait de citer un passage de la bible, du coran,... pour expliquer, démontrer son point de vue ou un évènement. Les dictons ont aussi ceci de délicieusement pervers de couper court au débat contradictoire, puisque le débat se focalise sur l'interprétation du dicton et non plus sur l'objet du dicton. Si on ne le faisait, l'énoncé du dicton n'aurait plus d'intérêt. La personne qui l'a déclamé risque d'avoir du mal à y renoncer et cela la pousserait à renoncer au débat contradictoire. Cela expliquant pourquoi ont est hésitant a expliquer que le dicton citer est inintéressant si ce n'est menant dans une direction érronnée la discussion. On a peurt de perdre son interlocuteur.
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Par JF Maquiné le 24 Avril 2010 |    | |
Il existe des chercheurs français qui refusent des primes exceptionnelles liées à la qualité de leurs travaux. Ceux-ci se revendiquent d'une politique de non différenciation des salaires, l'idée étant une vision égalitaire de traitement des salariés. Ce type de concept de société est connu, il est de type socialiste avec une touche d'anarchisme, dans la mesure où un traitement égalitaire poussé à un certain niveau met à mal le principe de hiérarchie. On retrouve aussi des traces de ce type de pensée derrière le refus de certains à évaluer le niveau des élèves.
Ce type de discours est connu et reconnu, mais aujourd'hui il ne s'inscrit plus dans le sillon d'un combat politique, mais comme un déni de réalité. Ce déni est triple : 1) il nie la réalité du fonctionnement des démocraties, 2) il nie l'évolution historique des démocraties et enfin 3) il nie l'existence d'inégalité au sein même des espèces.
1) il y a des milliards d'humains, là à côté de chez nous, qui vivent dans des organisations dont l'un des principes est le mérite. Que ce mérite soit d'ordre culturel (bien travailler à l'école ou tard le soir au travail) ou naturel (beauté, aptitudes physiques, intellectuelles, ...) importe peu au regard de la réalité qu'il crée. Ce n'est pas une réalité imposée de manière arbitraire par un dieu quelconque, elle est le fruit de l'évolution de l'espèce humaine, notre espèce et à preuve du contraire, l'espèce à laquelle appartient ce chercheur. Nier qu'on appartient à un groupe est une chose, mais nier les mécanismes complexes qui nous ont amenés là où nous sommes c'est une négation de la réalité.
2) Avec l'avènement des démocraties et des révolutions industrielles, deux systèmes d'organisation des sociétés se sont opposés. La plupart du temps, ces systèmes revêtaient les atours du capitalisme ou du collectivisme. Il en est ressorti actuellement des démocraties dites sociales tendant à faire la part des choses avec un équilibre des pouvoirs et des richesses. Le système est encore en cours d'évolution, mais les choses ont bien changé, et sous beaucoup d'aspects, évolué positivement. Cette expérience nous a aussi appris beaucoup de choses. Le capitalisme ne produit pas un système financier qui s'autorégule. Les systèmes collectivistes se basent sur un pouvoir hyper-centralisé favorisant à terme l'émergence d'une dictature, ... On n'a pas seulement appris sur les écueils de nombreux systèmes mais aussi sur les systèmes idéalisés qui nécessiteraient des hommes parfaits. Ainsi les taches de deux léopards clonés ne sont pas aux mêmes endroits, l'être parfait en grand nombre n'existera jamais. Il faudra nécessairement une hiérarchie, une police, .. On a aussi appris sur les sociétés animales en particulier qu'elles sont beaucoup plus intelligentes qu'on ne le pensait, le concept d'outils est bien plus répandu chez les animaux ainsi que le transfert de connaissance de l'utilisation de ces outils. Dans cette masse d'observations, on a aussi vu des individus voler la nourriture que d'autres allaient chercher. Bref, défendre un système égalitaire avec tout ce qu'on a appris est une négation des acquis et de l'histoire de nos sociétés. Mais évidemment si on estime au plus profond de soi qu'on n'appartient pas à cette société, on peut inventer l'histoire qu'on veut.
3) Nous ne sommes pas que culture, il existe une part importante de naturelle, d' 'innée en nous. Au cours du 19ème et 20ème siècle on a même minimisé la part naturelle pour soutenir des discours philosophiques et politiques. Cela était permis à cause de l'insuffisance de nos connaissances scientifiques, mais de gros progrès ont eu lieu. Génétiquement nous ne sommes pas égaux devant les problèmes de santé. Nous ne sommes pas égaux devant intelligence, les enfants précoces sont une réalité, qu'encore trop souvent le corps enseignant fait payer très cher. L'étude des sociétés animales nous a appris beaucoup sur la nôtre. Dans la plupart d'entre elles, il existe des individus qui tentent de profiter des autres.
Mais l'absence d'égalité stricto sensu n'est pas une faiblesse, c'est une richesse de la diversité de l'espèce humaine. Même si nous pouvions tous être des clones, ça serait une erreur scientifique terrible pour l'avenir de notre espèce. La structure de nos démocraties s'est imprégnée de cette diversité et il faut reconnaitre qu'il y a des traits culturels dont la structure même de nos sociétés entretient l'inégalité entre les individus. Mais avant d'affirmer que même cela est un mal qu'il faut corriger, il faut prendre en compte le concept d'équilibre. Lorsque vous introduisez sur une île, une espèce qui va consommer trop de ressources alimentaires des espèces locales et que 50 ans plus tard vous y placez un prédateur à l'espèce que vous introduisîtes pour rétablir l'équilibre vous omettez l'équilibre naturel de la faune qui a pu se créer.
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Par JF Maquiné le 24 Avril 2010 |    | |
Pour terminer et plus simplement, il faut accepter l'idée que nos démocraties ont développé des mécanismes complexes d'auto-équilibrage, prenant en compte la diversité des personnes qui en font partie. Il faut aussi, et de toute urgence, dire aux vieilles idées que si elles n'ont pas pris en compte l'énorme quantité d'expériences et de nouveaux concepts que nos démocraties ont produites, alors elles doivent comprendre qu'elles se sont transformées en des idéologies.
Nos sociétés européennes ont intégré de nombreux concepts provenants de groupe divers. La dénomination de démocratie sociale rend justice au combat d'hommes et de femmes en particulier au début du XXème. Aujourd'hui, nos sociétés alternent les groupes politiques d'obédiences différentes en ordre parfait sans accro pour la démocratie. Donc a priori ce que dit ce chercheur semble s'intégrer dans un cadre politique et historique reconnu. Malheureusement non car le monde a évolué.
Ce bon chercheur fait tout simplement un déni de réalité, et en refusant la prime affirme que la société dans laquelle il vit n'est pas la sienne. Il ajoute une phrase assez classique pour les personnes ayant un point vue qu'on peut qualifier d'incohérent de nos jours au regard des évolutions de notre compréhension du monde et des sociétés tant humaines qu'animales "Je ne me berce pas d'illusions d'un monde égalitaire".Les mécanismes de cette phrase sont de trois ordres. Le premier est que l'aspect anodin et a priori non agressive de la forme, ne prêterait pas à une réplique ou si la réplique existe elle desservirait son auteur et la personne à l'origine de cette phrase pourrait toujours rétorquer qu'on a détourné ses propos, qu'on va trop loin, ... Le second est le terme d'illusion qui ici attire une certaine sympathie à l'égard des rêveurs et d'une forme d'utopie d'un monde parfait. Ceux-ci cachent généralement le dédain et/ou l'agressivité de la pensée réelle. D'ailleurs l'illusion n'est elle-même qu’illusion car en refusant la prime, il tente de pratiquer une forme égalitaire dans les faits. Pour lui il n'y a pas illusion, il est convaincu qu'on peut le faire, au mépris du reste. Pour lui il n'envisage qu'une seule société pour les siècles à venir, une société égalitaire ou rien, dans le sens il se moque de ce que les hommes pourront construire si ça ne correspond pas à son objectif. On arrive finalement au trois, qui est le fond de sa pensée à savoir, qu'il a raison et que les autres ont tort. Le problème n'est pas qu'il dissimule le fond de sa pensée dans une phrase anodine, mais qu'il n'offre aucun point de rencontre entre sa vision du monde et le monde qui l'entoure. Et la raison est simple, il n'en veut pas.
Je dois à présent m'expliquer sur deux choses. Pourquoi je considère la réaction de ce chercheur comme stupide, et la seconde pourquoi ma diatribe parait aussi agressive envers des phrases ayant l'apparence d'une simple expression d'avis. Lorsqu'on avance dans la vie, on rencontre ou l'on nous raconte des situations où des personnes très intelligentes font ou disent des énormités ou se font avoir par d'autres de manière bête et cela peut se répéter sauf dans leur domaine d'application. Ce paradoxe est exploré par la psychologie. Deux éléments semblent ressortir actuellement. Le premier est l'intelligence qui, pour s'exercer, à besoin de données et que celle-ci s'acquiert. Un scientifique de premier rang dans son domaine est bon, car il a aussi passé une grande partie de son temps intellectuel dans son domaine, mais peut être un parfait imbécile quand il s'agit d'autres sujets complexes ou simples. Le second est le concept de rationalité. Des personnes très intelligentes peuvent être à bonne dose irrationnelles. Il existe des tests de rationalité, mais ni les tests de QI ni la scolarité n'en tiennent compte. Cette évaluation de la rationalité n'a pas encore fait ses preuves mais des scientifiques travaillent sur le sujet.
La seconde, est que certaines idées courantes reposent sur un socle d'hypothèses communes à la plupart des personnes appartenant à un groupe (ici la société française ou des démocraties occidentales). Nous avons tous des concepts en commun, en exprimant une idée qui se base sur eux, on peut se permettre de faire une économie de communication et donner l'impression d'une simplicité de l'idée. Lorsque l'on bat en brèche ce type d'idées, non seulement on doit détailler la sienne ce qui prend du temps mais en plus on doit redécomposer les éléments fondateurs de l'idée que l'on combat en rappelant souvent les éléments délicats que le collectif tend à taire (ce qui est normal). Ce n'est pas nécessairement simple à comprendre alors voici un exemple. Deux hommes politiques sont invités à une émission télé pour exposer leur projet. Le premier est classique et s'exprime en ½ heures. Le second remet tout le concept de civilisation sur la table citant 340 philosophes, 223 savants sur 6000 ans d'histoire et génère des processus mentaux inconnus nécessitant 23440 heures d'explications. A votre avis qui va-t-on apprécier le plus ? Ou de qui va-t-on se méfier ? Quasiment tous les processus communs de raisonnement et les concepts qu'ils produisent étaient complexes avant d'être assimilé par le groupe et simplifié par soucis d'optimisation des communications au sein des membres de ce groupe. Croyez-vous que le principe de religion monothéiste était simple, la démocratie simple ? L'expression de la surface des terrains pour la résolution des partages d'héritage?
L'erreur que l'on commet et que commet ce scientifique c'est qu'on ne remet pas l'ouvrage sur le métier avec les connaissances nouvelles et les concepts nouveaux qu'acquiert le groupe tout en continuant à utiliser les anciens comme si rien n'avait changé. Le déni de réalité est aussi celui de l'évolution de notre environnement tant matériel, organisationnel que conceptuel.
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Par JF Maquiné le 31 Mars 2010 |    | |
Pourquoi le LHC ?
Pour produire des collisions de particules nommées hadrons comme les protons et analyser les particules produites par celles-ci. L'objectif étant de découvrir de nouvelles particules, leurs interactions et leurs relations afin de vérifier et d'établir des théories plus complètes de compréhension de notre monde.
Cela ne va rien nous apprendre d'utile
Sous certains aspects, on pourrait dire qu'on en sait assez et qu'on pourrait s'arrêter là. Les Mormons ont ce type d'approche, mais c'est omettre une donnée clef. Notre civilisation humaine depuis près de 6000 ans cherche à comprendre le monde et à expérimenter, la momification et la construction de ziggourats, de navires, ... n'est pas le fruit du hasard mais d'une réflexion. Ce n'est qu'au court du deuxième millénaire que cela a été formalisé, mais les principes étaient présents depuis plusieurs milliers d'années. C'est une caractéristique de la plupart des membres de l'espèce humaine.
Aujourd'hui pour avoir des applications industrielles basées sur des découvertes scientifiques, il faut une science appliquée, il faut une science théorique (mathématique, méthodologie, expérimentation) et une science encore plus en amont, la recherche fondamentale. L'ensemble forme une chaine de production de connaissances. La recherche fondamentale n'a pas pour vocation d'avoir un aspect pratique, mais elle est incontournable pour fournir de nouvelles compréhensions du monde. Cette science est très complexe, très mathématisée et à la portée de peu de gens, mais cette connaissance n'est pas cachée. Elle est parfois totalement contre-intuitive, et seul le langage mathématique permet de comprendre une théorie ou un groupe d'informations.
Pourquoi cela coûte-il si cher ?
Pour aller toujours plus loin dans la connaissance, il faut le plus souvent en physique augmenter considérablement le niveau d'énergie et la taille des instruments. Ce n'est pas un caprice de physicien, ce sont les lois de la nature telles que nous les connaissons actuellement qui nous y contraignent. Prenons l'exemple du télescope. Globalement plus c'est gros, plus cela permet de capter de la lumière et donc d'avoir de détails. Mais plus c'est gros plus il faut de matériaux et généralement plus complexe est la construction. La prochaine génération de télescope terrestre aura un diamètre de 50 mètres. On ne sait pas produire un miroir de 50 mètres, on invente une technologie très complexe à base de petits miroirs qui assemblés en forme un gros. Le prix de revient sera énorme, mais on pourra voir des choses dans notre univers inconnues jusqu'ici, ou seulement soupçonnées.
Pourquoi ne pas donner cet argent aux déshérités :
Le problème des déshérités est un problème d'organisation de nos sociétés pour le partage des richesses. C'est aussi un problème de la nature humaine où certains imposent par la nature de leur personnalité un rapport de force qui s'exerce ici par le pouvoir de l'argent et génère des inégalités de ressources. Ces problèmes ne seront pas résolus en prenant l'argent là il y en a vers là où il n'y en a pas. Par contre, dans le cas précis des sciences, cela va diminuer la vitesse de notre progression dans la connaissance et la découverte de solutions pour résoudre de nombreux problèmes.
Positions politiques et religieuses :
Au sein de différents mouvements politiques, il existe des voix pour exprimer des réticences à une civilisation scientifique, mais généralement de manière indirecte car affirmer haut et fort qu’on ne veut pas de cette civilisation risque de mal passer au sein de la population qui n'est pas prête à renier sa machine à laver, sa télévision, son cellulaire, son véhicule motorisé, ...
Il existe aussi des voix pour dire que la science ne répondra pas aux questions de l'univers et que donc tout cela est inutile. Affirmer que la science est le seul système de pensée serait une erreur grossière. L'art, la philosophie et la religion produisent des concepts qui peuvent être utiles à l'espèce humaine. C'est aussi le cas de la science. Mais ne pas reconnaitre que la science a été la plus prolifique et le reste actuellement serait soit une absurdité, soit un mensonge.
L'avenir proche du LHC :
Celui-ci va être arrêté pour une année afin de mettre à niveau des insuffisances dans la conception. En théorie le LHC est prévu pour mettre en collision des faisceaux de 7 TeV, soit 14 TeV. C'est pour permettre de telles énergies qu'une révision s'impose. Mais d'ors et déjà c'est le LHC a établi unr record en terme de puissance de collision et donc en quantité de particules et d'informations. Les données ont été récoltées et réparties sur des serveurs sur la planète. Les scientifiques du monde entier vont mettre des semaines voire des mois à faire les premières analyses, la quantité de données recueillies étant colossale.
Conclusion :
Les scientifiques du LHC sont des pionniers et ils doivent être applaudis comme tel. Ceux qui ne souhaitent pas le faire en ont parfaitement le droit, mais ils ont aussi le devoir d'honnêteté de dire la civilisation qu'ils souhaitent. Le niveau de contestation de la science prend d'importantes proportions à un moment où nous devrions intensifier nos investissements. Dans ce contexte, la réussite du LHC est un symbole des choix à faire.
Sources et liens utiles :
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Par JF Maquiné le 17 Février 2010 |    | |
Le réchauffement climatique est un hot topic qui divise la planète. Vu l'ampleur du sujet, je vais me focaliser sur un seul point, la différence entre météorologie et climatologie. Il est aussi fondamental que vous compreniez que ce qui va suivre est une hypothèse, car le temps me manque pour faire la démarche nécessaire.
Un des points récurrents sur lequel les scientifiques reviennent est que la climatologie n'est pas la météorologie et que la grande variété dans la prévision à laquelle cette dernière est sujette ne s'applique pas à la climatologie. En tout cas, pas dans les mêmes proportions et de très loin. Ce qu'on n'explique pas c'est pourquoi, ce que je vais essayer de faire ici.
On sait que la météorologie est basée sur des équations dont le comportement s'explique par la théorie du chaos. Cette théorie a un nom qui marque les esprits, mais le porte très mal. Effectivement, la théorie du chaos ne dit pas que rien est imprévisible car chaotique, mais qu'une infime variation dans les valeurs initiales (on parle de conditions initiales) produit des effets de grande ampleur sur le résultat final. Ceci est exprimé par la métaphore du papillon. Un battement d'aile d'un papillon en Europe provoquera un cyclone en Chine.
Cela explique en grande partie pourquoi la grande variabilité des prévisions météorologiques apparait le plus souvent comme des prédictions. Ce qui laisse supposer que la méthodologie scientifique n'est pas plus valable que toute autre. Ce qui dans ce cas précis est une erreur.
Venons-en à la climatologie. Elle est hautement statistique et surtout lissée. Les infimes variations font place aux grandes tendances. A mon sens ce fait milite pour exclure les modèles climatiques des modèles chaotiques. Et cette explication est très importante, car l'argument qu'on ne croit pas au réchauffement climatique parce qu'il n'a jamais autant neigé cet hiver chez soi n'a pas plus d'impact qu'un battement d'aile de papillon dans un modèle climatique.
Complément 1 : en fait, il existe la théorie ergodique qui apporte des compléments à la théorie du chaos sous forme statistique. L'idée générale est de substituer la question 'quel temps fait-il? ', par 'pleut-il souvent? ' par exemple. Par contre, je ne sais pas si la climatologie s'inscrit dans le cadre de la théorie ergodique.
Complément 2 : The capital (USA) is facing a rough winter and snow falls. According to the Los Angeles Times, the best joke around there is: 'So much for global warming'. It could looks like a joke, but it certainly is a misunderstanding of what climatology is.
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Par JF Maquiné le 16 Février 2010 |    | |
La prochaine génération de disque dur devrait avoir 640 Go de données par plateau, là où on pouvait s'attendre à 750 Go par plateau. La difficulté d'augmenter la densité a pour première raison la tête de lecture. Plus la densité augmente, plus la surface magnétique diminue. Cela a pour conséquence dans le cas de la lecture de devoir détecter des champs magnétiques toujours plus faibles et pour l'écriture d'utiliser une énergie suffisante sans pour autant perturber les autres zones magnétiques. Il faut savoir utiliser la force d'un pilon avec la finesse de l'extrémité d'une aiguille.
IBM était en son temps un leader dans le monde des disques durs et les concurrents devaient faire de nombreux efforts pour rester à niveau. Après qu'IBM eu vendu son secteur d'activité, les autres constructeurs sont restés sur la lancée qui a amené à l'enregistrement perpendiculaire, mais depuis rien. Il y a bien des projets pour augmenter considérablement la densité réduisant taille, consommation et augmentant les performances, mais malgré la menace des SSD, rien ne sort. La frilosité des constructeurs de disques durs est préoccupante.
Pour innover il faut prendre des risques, pour pouvoir les prendre il faut des investisseurs, pas des rentiers. Aujourd'hui trop d'entreprises cotées en bourse ont des rentiers comme actionnaires. Les sociétés les plus dynamiques semblent être du côté de l'Asie. Il reste quand même des fleurons dynamiques comme IBM. Mais IBM a fondé sa stratégie sur l'innovation. Elle produit une innovation, l'exploite au maximum, puis se retire pour aller sur la prochaine innovation.
Quoiqu'il en soit il est vital de ne pas stopper la recherche sur les disques durs. Les SSD non seulement non pas encore fait suffisamment leurs preuves, mais rien n'indique qu'ils seront toujours la solution pour 2020. Bref ne pas mettre ses œufs dans le même panier. On l'a fait avec les CD, les LCD et franchement ce n'était pas aussi judicieux que ça de jeter les anciennes technologies pas la fenêtre.
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Par JF Maquiné le 03 Janvier 2010 |    | |
In the past ten years we have seen, GPU trading non-graphical calculus and the hatching of specialized processors like the cell or the Larrabee project (a processor based on bunch of small cores, hence the name: many cores) based on a cluster of FPU, like those found in CPU. This leaves us with two trends. Which will win?
Here is a four steps answer
1 GPU used as heavy calculus unit has proven to be efficient. Several Supercomputers have been designed to take advantage of GPU. Nvidia's next move, with the GF100 family should strengthen GPUs as powerful calculus unit.
2 From the CPU part, the situation is more complex. Larrabee is a failure for now as Intel has postponed its use as a Graphical unit what ought to be in the first place. On the other hand, the Cell has prove to be efficient but not enough to power alone the PS3 graphic part
3 The winner is GPU. Now why that answers is not only the best but also the smartest? The best because GPU are optimized parallel calculus units, and engineers are working on them since 15 years. Smart because they cannot only do heavy mathematical calculus but also calculus aimed to show virtual animations at the same time if needed.
4 The market will assure that GPUs stand any attacks from new specialized processor. The reasons lay in evolution of processor. CPU and GPU will fuse according to AMD and Intel plans. Therefore, the market will be glutted by GPU, leaving no chance to any competitor.
The latter point need some polish. Fusing GPU and CPU is a natural move from the processor industries point. Producing an "all in one processor" is a way of selling new functions while keeping the prize stable. On the technical side, this leads to optimize the relation between GPU and CPU and enhance the game performances for low-level profile computers. Now, which fool would not use GPU's horsepower to do calculus if it's already in all computers? Based on that fact, the market will assure the success of GPU as calculus processors for any applications of need of, even if a better contender in calculus appears (unless a revolution appears in that field).Two contenders are racing, AMD with is Fusion Project and Intel. Which will win? The answer will remain secret for a few years from now, but we know: Intel is much bigger and powerful than AMD, but through the ATI acquisition, AMD got the finest GPU and Intel has showed no serious plan to enhance its GPUs.
What will happen to the FPU unit in the CPU? FPU could stop their evolution in vector calculus to the expense of GPU, which in return will allow to give more priority to CPU's ALU units. In that case, the CPU tend to become the ALU unit and the GPU the FPU unit. However, keep an eye on the FPU, GPU are powerful unit, but cannot do all calculus because it is and will remain a specialized unit. Anyhow, what we are looking here is the nascence of a new kind of processors. Again, it will change the way developers are making software, after a drawn-out move to 64 bits and multi-core, yet not completely achieve. What will be next! Definitely, a new language device to include all those new technologies and a laser communication link between RAM and processor.
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Par JF Maquiné le 22 Décembre 2009 |    | |
La société Amazon, connue pour ses ventes de livres par internet, a commencé à commercialiser un livre électronique ou E-book en novembre 2007. Il y a quelques semaines, le monde découvrait qu’Amazon avait intentionnellement supprimé des Kindle de ses clients le livre 1984 de George Orwell. On découvrait surtout qu’Amazon avait un contrôle total du contenu. La société s’est finalement confondue en excuses et juré que cela ne se reproduirait plus. Mais des questions subsistent. Comment culturellement une société peut-elle s’octroyer le droit de contrôle des données situées sur un ordinateur distant ? Comment techniquement cette possibilité existe-t-elle si elle n’avait pas été pensée dès le début du projet Kindle ? Comment forcer une société à respecter les droits fondamentaux des citoyens ? Certaines des questions qu’on se pose ne peuvent être portées à l’attention de la justice et donc sur celles-ci l’impunité restera tant que la loi ne sera pas changée. Mais en effectuant un effacement d’un contenu acheté, Amazon a rompu le contrat qui la liait à ses clients, qui garantissait de pouvoir lire leur livre autant de fois qu’ils le souhaiteraient.
Amazon a commis une autre erreur et c’est sur celle-ci que je vais porter mon attention, car elle est plus fondamentale que toutes les autres questions à mon sens. Avec le Kindle on peut mettre des annotations sur les livres qu’on lit. Ces annotations ont aussi été supprimées. Ce qui permet à un client de porter plainte pour avoir détruit son homework (ici : devoir d’école). Mais de manière générale, qu’il s’agisse d’un long texte dans Word, d’une note dans Kindle ou d’une case à cocher d’un paramètre que nous adaptons à nos besoins, ceux-ci sont nos données personnelles. Mon point de vue est qu’il n’y a pas de différence entre ces données et qu’il n’y a pas de loi délimitant ce qui est du domaine privé et du vendeur dans les données informatiques. C’est problématique et plus que vous ne le pensez.
Pourquoi un texte que nous écrivons dans un traitement de texte nous appartient-il ? Parce qu'il est à la fois une production propre de notre esprit et révèle potentiellement une partie de nous-mêmes. Un postier n'a pas le droit de lire le courrier qu'il transporte, pas à cause d'un problème de copyright, mais parce que ce que contiennent ces lettres est personnel, cela ne regarde personne. Droits d'auteurs et vie privée sont mêlés.
Les sociétés d'informatiques ne s'y trompent pas. Elles sont très intéressées par la manière dont vous paramétrez votre logiciel. Non seulement il révèle une partie de nos habitudes, mais permet d'entailler le concept de vie privée. A qui appartient l'IP ? Personnellement je ne sais pas, mais l'IP est utilisé pour identifier votre zone géographique et votre langue. Mais de quel droit ? Cette question soulève un des plus gros problèmes de toute évolution technologique. Ce n'est pas parce qu'une technologie apparait qu'on peut l'utiliser pour identifier les personnes. Si on répond oui, alors il faut se demander si le concept de vie privée n'était pas admis parce que de toute manière technologiquement on ne pouvait pas faire autrement.
Ce qu'a fait Amazon n'est pas une erreur technique, mais révèle la confusion entre ce qui est autorisé ou non et ce qui est du ressort de l'entreprise fournissant une technologie et de la vie privée. Toutes les lois concernant la vie privée omettent de préciser le cadre technologique dans lequel elle se situe. En ne le faisant pas, l'arrivée d'une nouvelle technologie permet de grignoter sur la vie privée sans contrevenir à la loi.
De manière plus générale, le contrôle, la surveillance et l'identification des personnes par des technologies n'est pas un contre-sens historique, mais le droit à conserver son anonymat et à un respect de sa vie privée doit prévaloir dans la plupart des cas.
Annexe :Certains pensent que limiter la manière dont la technologie peut être utilisée est un frein à son avancement. En fait c'est le contraire. Cette pensée est très chère au 20ème siècle, mais on a vu aussi les dégâts collatéraux qu'elle produit. Elle envahit la vie des gens qui se retrouvent avec la sensation d'être pris au piège. Il n'est donc pas étonnant de voir des tendances anti-scientifiques dans nos sociétés, en ce début de 21ème siècle. Il faut impérativement faire une étude d'impact comme on commence à le faire avec la chimie. On a fait des idioties avec les produits chimiques. Le reconnaitre c'est permettre d'améliorer voire tout simplement de poser des procédures de validation efficaces pour limiter les possibilités de risque pour nous et notre environnement.
Je souhaite aussi revenir sur les propos directs ou indirects des responsables de Google et Facebook. Il semble qu'ils aient quelques problèmes avec le concept de vie privée qui n'existerait plus, ou du moins si vous voulez en avoir une ne faites rien (avec ou sans internet?). On voit aussi régulièrement la phrase 'Si tu n'as rien à cacher, tu ne crains rien'. Mais bien sûr que j'ai et que vous avez quelque chose à cacher, et heureusement, car c'est un signe de bonne santé mentale. Regretter des actions, avoir honte de, ne pas être fier de, sont des mécanismes nécessaires à l'oubli et l'oubli est valable non seulement pour ceux qui subissent, mais aussi pour ceux qui font subir à moins d'être un sociopathe. La vie privée est fondamentale pour cacher des aspects de notre vie et de notre personnalité.
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Par JF Maquiné le 02 Novembre 2009 |    | |
Le navigateur Scribble ? Vous en avez déjà entendu parler, il s’affiche partout, Mise à jour de la version 3, mise à jour de la version 4, la version 1 était à peine sortie pour faire un buzz que déjà la version 2 piaillait. C’est fou un tel dynamisme. On pourrait presque croire que cette déferlante d’attention de la part d’un éditeur pour réparer ou améliorer son logiciel pourrait avoir d’autres objectifs. Par exemple, comme conserver l’attention sur eux, voire même, et là on frôle le roman fantastique, permettre par le biais des sites qui citent chaque mise à jour mettre les pages internet qui parlent de leur navigateur en début de liste des résultats de recherche quand on cherche un navigateur sur un moteur de recherche.
On peut se demander s’ils ont pris exemple sur Fussy, le système d’exploitation et sa myriade d’applications. Ils ont toujours plusieurs versions qui sont simultanément en cours de développement et proposées au public. Il est bien connu que plus on propose de versions et de mises à jour au grand public, plus il s'y retrouve et a confiance. Le constructeur de carte graphique Mdida l'a aussi compris en ne proposant plus que des renommages de ses anciennes cartes.
Pour revenir à Scribble, il est assez extraordinaire de constater quelle rapidité il a et tous les tests le prouvent. Il n'y a encore pas si longtemps, quand la société qui développe Scribble n'avait pas encore Scribble, elle soutenait le navigateur Waterbird. Son slogan était le respect des normes et tous les tests étaient orientés vers le respect des normes. Maintenant que Scribble est là et que son slogan est la rapidité, tous les tests se focalisent sur la rapidité, mais il n'y a aucun rapport.
Ce qu'il y a de bien avec Scribble est qu'il est tout automatisé. La plupart des autres logiciels n'arrêtent pas de vous demander s'ils ont le droit de faire ceci ou cela, ou de confirmer tel ou tel choix, telle ou telle action. C'est fatiguant. Scribble est tellement automatique que sans qu'on s'en rende compte il s'installe sur votre PC et en plus il va piocher dans la base de données personnelle de votre précédent navigateur et le plus chic est qu'il l'envoie cette liste à des chercheurs quelque part dans le monde pour mieux les aider à faire encore un meilleur Scribble.
P.S : toute ressemblance avec quoique ce soit est purement fortuite.
Mentions légales : Tout textes relatif à scrible devient la propriété de scribble. Les photos relatives au texte et leur contenus afférants tombent de facto sous copyrigth scribble et tant qu'a faire les gènes de l'auteur.
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Par JF Maquiné le 13 Octobre 2009 |    | |
L'arrivée des SDD a produit une situation détestable qui nuit non seulement aux constructeurs de SDD, mais aussi aux constructeurs de HDD. Nous verrons que l'issue de cette crise pourrait provenir d'une nouvelle technologie et que tant que celle-ci ne sera pas disponible le risque que la crise perdure existe.
1 – Trop d’insuffisances
Les SDD que l'on nous propose actuellement sont trop chers pour le marché visé et leur capacité insuffisante (a). A cela s'ajoute une fiabilité dans le temps plus limitée que les HDD (b) et des performances insuffisantes au regard d'autres facteurs (c). Et si tout cela ne suffisait pas, les SDD ont été commercialisés trop tôt (d).
a) Il faut prendre en compte non seulement les besoins au moment de l'achat, mais aussi ceux dans deux ans (durée de vie moyenne qu'on attend d'une unité de stockage). Par exemple aujourd'hui un gros jeu c'est 15 Go, dans 2 ans ça sera plutôt 30 Go. Aujourd'hui les cellulaires font des vidéos, demain ça sera de la vidéo HD. A cette équation il faut ajouter l'inévitable accumulation de données périmées. Tout système tend à enfler dans son fonctionnement. Seuls les powers users arrivent à maintenir leur système dans un état satisfaisant.
b) Les composants électroniques qui consomment une cellule de stockage binaire d'un SDD ont une durée de vie limitée par le nombre de leur activation. Des progrès sont en cours tant dans la technologie de ces cellules, mais aussi par la création d'algorithmes qui limitent le nombre de cellules nécessaires pour stocker les données.
c) Un HDD récent de 1 To coûte 70€, un SDD de 256 Go coûte 700€. Pour lancer une application, une utilisation va mettre 40 secondes avec le premier et 30 secondes avec le second. Qui veut payer 10 fois le prix d'un produit pour gagner 10 secondes qui ne lui sont pas fondamentales ? Peu de monde. Il faudrait des performances bien plus impressionnantes pour justifier un tel prix.
d) TT comme Trop Tôt. Pourquoi avoir commercialisé un produit dont les performances se dégradaient sérieusement avec le temps d’où la technologie TRIM et des améliorations substantielles des contrôleurs. Pourquoi ne pas avoir attendu le Sata 3 pour pouvoir bénéficier de débits théoriques de 600 Mo/s ce que les HDD ne pourront jamais faire même avec un système RAID de 2 disques.
2 – Tout le monde serait bien inspiré de soutenir l'innovation dans les HDD
La sortie en masse des SDD concomitante à la crise financière a produit des chutes de valeurs boursières parfois considérables chez les constructeurs de HDD. Cela a nuit à leur a innover à un moment de forte concurrence. Toutefois la sortie fragile de la crise et l'incapacité des constructeurs de SDD à imposer rapidement leur nouvelle technologie ont remis les investisseurs sur le chemin de la raison.
a) Historiquement, le7s SDD étaient déjà au catalogue de Seagate il y a 20 ans. La question du choix SDD contre HDD n'est donc pas récente. Ce qui a permis aux HDD de l'emporter est le coût et le fait que l'augmentation de leur capacité de stockage allait plus vite que les besoins.
b) Aujourd'hui. Les capacités de stockage proposées par les SDD ne couvrent pas assez les besoins des utilisateurs. Dans la pratique les utilisateurs associent SDD et HDD ce qui augmente leur même si les SDD étaient concurrentiels sur celui-ci.
c) Demain. L'évolution des SDD dépend de l'évolution des technologies de miniaturisation. Or on sait qu'on arrive à la fin de l'âge d'or des technologies des transistors miniaturisés telles que nous les connaissons. A cela s'ajoute la question de où vais-je stocker en 2020 mes collections complètes de Stargate, Buffy et Friends en super image 3D super haute résolution ? Si on considère qu'en 2010 le SDD de base est de 256 Mo et que la technologie de miniaturisation permet de diviser par deux la taille tous les deux ans alors en 2020, le SDD de base sera de 8 To. Ce qui est largement insuffisant.
Dans l'immédiat les constructeurs de HDD ont considérablement ralenti la sortie d'innovations. Toutefois celles-ci devraient reprendre car on s'oriente plus vers un monde de symbiose entre SDD et HDD. Le SDD stockera les éléments critiques en termes de performances et les HDD assureront la disponibilité de capacité de stockage pour nos données.
3 - La fusion des SSD et HDD et plus encore
Les SSD apportent des éléments positifs. Dans un monde où l'informatique se veut de plus en plus mobile, les SDD apportent une résistance hors norme, une consommation réduite, des promesses d'évolution de performances dans les années à venir. Mais invariablement le problème du stockage reste non solutionné. On peut voir ce problème comme un problème de miniaturisation, ce qui l'est en partie, mais comme on l'a vu dans le cas du stockage, l'évolution des gains de miniaturisation ne suffit pas nécessairement pour suivre l'évolution des besoins. Une autre manière de voir le problème est dans l'insuffisance de la technologie de rétention de l'information. Un HDD est peut-être lent pour accéder aux informations à cause de ses parties mécaniques, mais sa technologie de stockage est très performante. Il ne s'agit pas du fait que les données soient stockées sur un disque, mais magnétisées.
La solution aux insuffisances des SDD serait tout simplement de trouver un moyen de produire une mémoire dont la rétention d'information serait magnétique. De tels projets existent, comme la Mram chez Toshiba. A plus longue échéance, la Spintronic devrait être la solution quasi-ultime. La Spintronic fait référence à l'électronique basée sur une propriété quantique des atomes et particules nommée le spin. Le spin est basé sur 2 états. Si on peut réduire le stockage d'un bit à un seul atome, les capacités de stockage seraient réellement impressionnantes.
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