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DivX : nouveau lecteur 6.2
matière Par JF Maquiné le 19 Juin 2006impressionlexiquerecherchesauvagarde

DivX vient de produire un nouveau lecteur en version 6.2 et un nouveau codec en version 6.2.5. Outre les améliorations de performance en vitesse de codage et décodage, le lecteur 6.2 offre un post-traitement intéressant. Il améliore de manière substantielle la netteté de l'image.

Micro-test
En test réel, j'ai pu effectivement constater une amélioration de l'image en netteté. Mais cette amélioration, bien que de qualité, semble inégale en fonction des versions de codec utilisées. Dans tous les cas, c'est bon à prendre. Par contre des fichiers qui fonctionnaient très bien avec le lecteur DivX précédent ne sont plus lisibles. Il semble que quelques bogues doivent encore être corrigés.

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AMD : possible fin des mémoires caches L2 à 1 Mo
matière Par JF Maquiné le 16 Juin 2006impressionlexiquerecherchesauvagarde

Nombreux sont ceux qui ont été étonnés par l'absence des microprocesseurs à base de cache L2 de 1 mo dans la récente liste de baisses de prix. Baisses très agressives au demeurant. On trouve peut-être là aussi l'explication de la probable disparition des microprocesseurs AMD à base de cache L2 de 1 Mo. Cela concerne les 'monocore' et les 'dual core X2'. L'explication la plus réaliste à cette disparition au catalogue des versions de cache L2 à 1 Mo, si elle se confirme, est une probable raison de coût de production. Effectivement, plus un core est gros plus il coûte cher car on peut en produire moins par wafer. Du fait d'un process de fabrication encore en 90 nm (contre 65 nm pour Intel), AMD ne dispose pas des mêmes degrés de liberté pour faire une guerre des prix. Des sacrifices sont à faire. Mais même avec ce choix drastique, j'ai des doutes sur la capacité d'AMD à mener une véritable guerre des prix.

Par contre cette information pourrait être en partie la réponse que nous fûment beaucoup à nous poser : Pourquoi pas de cache L2 à 2 Mo ? Indépendament d'aspects techniques, un tel cache n'aurait peut-être pas été cohérent avec la politique de coûts d'AMD, voire aurait nécessité une chaîne de production à part.

Quoiqu'il en soit, même si le K8L semble être une future réponse mordante d'AMD à Intel, il faut reconnaitre que les délais à sa production ainsi que le possible arrêt des cores à cache L2 de 1 Mo interpellent.

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Premier robot humanoïde pour la France
matière Par JF Maquiné le 15 Juin 2006impressionlexiquerecherchesauvagarde

Dans le cadre du Joint Robotics Laboratory, un laboratoire franco-japonais implanté à Toulouse, le Japon a livré à la France l'un de ses 14 robots humanoïdes HRP-2 (voir photo). La définition d'un robot humanoïde selon le CNRS est : Un système mécanique anthropomorphe muni de bras permettant la manipulation d'objets, de jambes pour la locomotion sur diverses formes de surfaces, et d'une tête munie de caméras pour la perception de l'environnement. Il se caractérise par sa complexité physique qui s'inspire de celle du corps humain.

L'objectif de l'arrivée de ce robot est l'étude de la locomotion bipède, la planification et le contrôle de mouvements pour systèmes anthropomorphes, l'interaction physique et la manipulation, la prise de décision et l'interaction avec l'homme.HRP-2 mesure 1,54 m et pèse 58 kg.

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Formation des galaxies naines et modèles cosmologiques
matière Par JF Maquiné le 14 Juin 2006impressionlexiquerecherchesauvagarde

Les modèles cosmologiques prévoient que les galaxies naines ont été formées au début de l'univers il y a 14 milliards d'années. Toutefois de récentes simulations précises et nombreuses, faites par un groupe de laboratoires d'étude de l'univers, montreraient qu'une partie non négligeable de ces galaxies naines auraient été formées suite à des collisions de galaxies massives comme la Voie Lactée (notre galaxie). Ces galaxies naines dites de 'marée' gravitent autour des galaxies massives. Si un tel résultat se confirme, cela remettrait partiellement en cause les modèles cosmologiques qui seraient dans l'obligation de revoir certaines de leurs bases. Cela permettrait peut-être aussi de faire un peu le ménage dans les modèles qui ont tendance à se multiplier ces dernières années. Phénomène qu'on rencontre aussi pour les modèles devant succéder au modèle stantard. Ce n'est que par la multiplication des observations, des expériences et des simulations qu'on pourra filtrer les bons modèles des mauvais.

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AMD : un retard d'architecture incompréhensible
matière Par JF Maquiné le 13 Juin 2006impressionlexiquerecherchesauvagarde

La seule chose qu'AMD pourra présenter face au Core 2 duo lors de sa sortie, c'est le K8 core F. Ce sera insuffisant et doublement. D'abord le core F n'a pas le rendement d'instructions du Core 2 duo ni la taille de cache pour combattre à arme égale. Mais il y a un autre problème plus sérieux pour AMD. ce core F est encore fabriqué en 90 nm contre 65 nm pour le Core 2 duo. Cela signifie qu'AMD ne peut pas mener une guerre des prix de même niveau qu'Intel si ces derniers le souhaitaient. On a appris hier qu'AMD allait faire de grosses réductions sur ses processeurs actuels. Mais ça ne sera pas suffisant et à cause de leur procédé de fabrication, AMD ne pourra pas aller vraiment plus loin en termes de prix sans perdre de l'argent. Si on peut conmprendre qu'AMD ne dispose pas des mêmes moyens qu'Intel pour la fabrication de ses microprocesseurs et donc explique pourquoi ils ne peuvent pas encore proposer de microprocesseur en 65 nm il n'en va pas de même pour l'architecture.

Si on commence à avoir une idée de plus en plus claire de ce que sera le K8L, ce ne sera pas son premier microprocesseur 65 nm. Le premier sera le K8 core G. Des rumeurs courent qu'il disposerait de certaines améliorations du K8L pour augmenter son rendement. Je ne commenterais pas ces rumeurs. Par contre il est inquiétant voire incompréhensible que le premier microprocesseur en 65 nm ne soit pas le K8L vu l'urgence de la situation. Il faut bien comprendre que si on commence à connaître les détails de l'architecture du K8L, c'est qu'elle est connue depuis un certain temps chez AMD. Ils ne sont pas en train de la concevoir elle l'est déjà ! La seule explication c'est qu'AMD préfère utiliser un core déjà rodé pour son premier microprocesseur en 65 nm. Mais la situation ne me semble absolument pas en faveur d'AMD pour leur permettre une telle liberté.

Un autre problème incompréhensible. Le manque de leadership d'AMD. On sait depuis des années qu'AMD n'est que le suiveur d'Intel. La devise qu'AMD a fait sienne est la suivante. Si Intel ne bouge pas, on ne bouge pas. Sous certains aspects économiques, cela se comprend. Mais cet attentisme est à mon sens responsable des raisons qui font qu'AMD va être en difficulté pour les 12 mois à venir et avec les pertes de marché qui s'en suivront. AMD aurait très bien pu intégrer quelques améliorations du core K8L (hors mémoire cache) dans la révision F et faire du K8L son premier microprocesseur 65 nm. On s'est souvent étonné du faible nombre de part de marché d'AMD avant qu'on ait vent des projets Core 2 duo d'Intel. On s'étonnait aussi qu'un assembleur comme DELL ne mette pas d'AMD à son catalogue (chose corrigée très récemment et uniquement pour les serveurs). Mais AMD ne fait tout simplement pas montre d'un leadership. Ce ne sont pas des battants mais de simples suiveurs. C'est navrant et rageant.

A propos du manque de leadership d'AMD (le 14/06/2006)
On trouve que j'ai eu la dent un peu dure avec AMD. Je le reconnais. Ils mériteraient quelques égards pour avoir produit par exemple, bien avant Intel, un microprocesseur 64 bits et fait adopter son jeu d'instructions. Pour le dual core c'est la même chose bien que moins net. En même temps, le 64 bits est un échec partiel puisque non adopté encore par le grand public. Voire il existe encore de nombreux serveurs sous Linux qui ne travaillent pas en 64 bits. Certes AMD n'est pas responsable du manque d'enthousiasme de Microsoft ou des constructeurs pour les drivers. Mais ils le sont quand même partiellement. Le 64 bits pour nos microprocesseurs est le fait d'AMD, mais n'a pas le succès escompté et il faudra attendre 2008 au mieux pour le voir se démocratiser. Le 64 bits d'AMD est un succès d'estime auprès des professionnels, pas un succès financièrement parlant et/ou pour le grand public. En ce sens Intel avait un peu raison. Le 64 bits est venu un peu trop tôt.

Mais pour être franc si je semble avoir la dent dure contre AMD c'est parce que je suis un peu en colère (qui aime bien châtie bien ;)). AMD a durement gagné des parts de marché ces 18 derniers mois. Le K8 est un excellent microprocesseur. Ils viennent tout gâcher en proposant une nouvelle plateforme (AM2) qui n'apporte strictement rien si ce n'est un peu au niveau des portables pour la consommation. C'est une faute de débutant car on sait que si une nouvelle plateforme n'apporte rien, la décision d'achat ne se fait pas et les clients préfèrent attendre. J'ai la conviction qu'ils disposaient des moyens de sortir le core F avec quelques améliorations du K8L. Ce qui aurait suffit pour convaincre les acheteurs, et aux yeux de la presse, montrer qu'AMD avait l'intention de montrer les dents à l'arrivée du Conroe. De montrer qu'ils étaient combatifs. C'est parce que j'ai cette conviction que je suis un peu dur avec AMD aujourd'hui.

Quelle est la logique qui préside à cela ?! C'est à se demander si AMD n'a pas définitivement décidé de se contenter du second rôle. C'est en ce sens que je parle de suiveur et en faisant référence à l'éternel second du Tour de France le dénommé Raymond Poulidor.

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Batterie aux nanotubes de carbone
matière Par JF Maquiné le 12 Juin 2006impressionlexiquerecherchesauvagarde

Joe Schindall et son équipe de chercheurs au Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont annoncé travailler sur une nouvelle approche de batterie rechargeable. Comme l'explique Schindall, l'idée est de prendre une vieille technologie (300 ans d'âge) le condensateur et d'utiliser des technologies récentes comme les nanotubes de carbone.

Les bases de ces deux technologies
Une batterie fonctionne par échange de charge électrique entre deux électrodes. Ces charges sont transportées par des ions. La batterie est déchargée quand il n'y a plus assez de charge à transporter. La recharge consiste à retransférer les charges accumulées sur l'une des électrodes sur l'autre. La recharge effectue l'opération chimique inverse. Ces opérations sont basées sur l'électrolyse.

Dans le condensateur, il n'y a pas d'échange de charge mais accumulation d'énergie électrique entre deux électrodes. Il y a un champ électrique qui se crée. Le problème c'est que pour obtenir une capacité énergétique équivalente à une batterie, un condensateur devrait avoir des proportions de 20 à 30 fois supérieures à celles d'une batterie. C'est là où les nanotubes interviennent. L'énergie électrique que stocke un condensateur dépend avant tout de la surface totale des deux électrodes. L'astuce consiste donc à augmenter la surface. On multiplie le nombre d'électrodes et ces électrodes sont en nanotubes de carbone. C'est le même principe que les ailettes des refroidisseurs pour microprocesseur. Les ailettes augmentent la taille de la surface globale.

Intérêt du condensateur
Le condensateur a deux avantages décisifs sur les accumulateurs. En premier il se recharge en quelques secondes. En second, son cycle de charge / décharge est quasiment infini. Il n'est pas vraiment infini mais on dit cela parce la vie du condensateur est plus grande que celle du produit qui utiliserait un tel condensateur.

Deux interrogations
En premier on est peu informé sur l'état d'avancement du projet de ces chercheurs. Apparemment il n'existe pas encore de prototype pour confirmer la validité de l'intérêt de leurs travaux. Ce qui est présenté, c'est avant tout la faisabilité de leur projet. Donc rien n'indique qu'à terme ce projet est valide et plus tard s'il apportera suffisamment d'avantages pour être adopté par l'industrie. La seconde question est celle du rendement. Que ce soit un condensateur ou un accumulateur, il faut les charger pour qu'ils puissent redistribuer de l'énergie. La question est quel est le rapport entre l'énergie dépensée pour les recharger et l'énergie qu'ils peuvent retransmettre. Avec les informations dont on dispose rien n'indique que le condensateur à nanotubes est équivalent ou meilleur que les accumulateurs traditionnels.

Sous certains aspects, les chercheurs du MIT semblent faire un effet d'annonce soit parce qu'un autre groupe de recherche s'apprête à faire une annonce similaire, soit pour rechercher des investisseurs complémentaires. Il serait douteux de croire que le MIT soit le seul à travailler sur cette idée. Mais ne boudons pas non plus notre plaisir. C'est une avancée potentielle très intéressante.

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Le futur des moteurs physiques par ATI et NVIDIA est une aberration !
matière Par JF Maquiné le 09 Juin 2006impressionlexiquerecherchesauvagarde

Après NVidia c'est au tour d'ATI de présenter sa solution de moteur physique exécuté par un processeur graphique. Ils ont même annoncé travailler avec Havok pour optimiser l'exécution de ce moteur pour leurs processeurs. L'un des principaux arguments contre cette solution est que cela va puiser dans les ressources du processeur graphique pour exécuter des fonctions graphiques. ATI et NVidia balayent cet argument en proposant d'utiliser deux cartes, l'une pour les graphiques, l'autre pour les calculs physiques. Mais cette solution est une aberration !

Si un processeur 3D doit être dédié aux calculs de physique, pourquoi alors ne pas utiliser un processeur dédié et conçu pour ces calculs ? Un processeur 3D aussi puissant soit-il n'est pas conçu pour exécuter des calculs physiques mais graphiques. C'est malheureusement un concept fondamental que certains oublient et se laissent baratiner par le bullshit des services marketing d'ATI et de NVidia.

Tout ce que cela signifie c'est que ces deux constructeurs ont flairé de juteux profits sur le marché des moteurs physiques et sont prêts à raconter n'importe quoi pour le croquer. Leur démarche défie toute logique et il serait temps qu'on s'en rende compte.

On peut aussi se demander si ce n'est pas une tentative désespérée avant que les processeurs principaux ne reprennent le devant de la scène. Je m'explique. Depuis 2 à 3 ans, les microprocesseurs n'ont pas brillé par leurs évolutions. Mais les choses changent. Généralisation du multicore et apparition des premiers DSP (processeur spécialisé) pour les solutions AMD, DSP qui seront d'ici 2 à 4 ans intégrés dans les microprocesseurs. La puissance de calcul des microprocesseurs va considérablement augmenter permettant d'envisager sereinement une augmentation importante des calculs physiques. Le seul problème c'est que les microprocesseurs ne sont pas encore prêts. Les constructeurs de cartes graphiques tentent donc d'imposer leur vision du marché des calculs physiques avant qu'ils ne se trouvent confrontés à une solution bien plus simple, voire plus performante.

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Minatec. Pôle européen en micro et nanotechnologies
matière Par JF Maquiné le 09 Juin 2006impressionlexiquerecherchesauvagarde

Vendredi 2 juin a été inauguré à Grenoble le premier pôle de recherche Minatec (MIcro NAno TECnologie) en micro et nanotechnologies d'Europe. D'un coût réel estimé à 200 Millions d'euros, ce pôle hébergera près de 1500 chercheurs et 1000 étudiants. Le centre a une superficie de 45000 m², pouvant être doublée dans les années à venir en fonction de son succès. Selon les mots de François Loos, Ministre délégué à l'Industrie : Je veux pour la terre entière que microtechnologie = Grenoble-Isère. La phrase peut faire sourire, mais il n'existe dans le monde que deux centres de cette envergure. Un au japon, l'autre aux Etat-Unis. La taille du centre et ses ambitions sont à la hauteur des enjeux des nanotechnologies. Il reste à la France et à l'Europe à prouver qu'elles peuvent être leader dans un domaine hightech aussi important. Dans la pratique, il faudra que les frais de fonctionnement soient suffisants. Trop de chercheurs en France sont confrontés quotidiennement à des difficultés de fonctionnement pour embaucher des thésards, disposer des puissances de calcul pour les simulations, d'enveloppes pour aller et organiser des conférences. Ce n'est pas tant l'ampleur du projet Minatec qui assurera son succès, mais l'ampleur des moyens dont disposeront les chercheurs.

Toutefois sur fond de polémique des nanotubes de carbone qui pourraient s'avérer aussi dangereux, l'inauguration ne s'est pas faite sans contestation. Problématique abordée dans un article de l'Express donné en lien.

La position d'Onversity est claire. Oui aux nanotechnologies. Ce n'est pas seulement une nécessité, mais il y a là de nouvelles frontières pour la recherche qui sont la prochaine révolution pour notre monde comme l'a été l'informatique en son temps, voire plus ! La physique, la chimie et les mathématiques fondamentales vont devoir faire des progrès pour assurer les progrès en nanotechnologie. C'est dans ces recherches qu'apparaîtront les technologies des microprocesseurs du futur, de l'aviation, des techniques de production d'énergie alternative aux hydrocarbures. Les nanotechnologies vont vraisemblablement changer nos sociétés. La question n'est pas de lutter contre ce changement, mais de faire en sorte que les risques biologiques et sociaux soient contrôlés. Il serait bon qu'un centre comme Minatec intègre des chercheurs comportementaux et en biologie pour étudier l'impact des technologies que produiront les nanotechnologies.


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Processeur K8L d'AMD. Des précisions
matière Par JF Maquiné le 08 Juin 2006impressionlexiquerecherchesauvagarde

Les informations sur le K8L tombent au compte-goutte, mais elles tombent. Aujourd'hui on en sait un peu plus sur les unités de calcul et les mémoires caches.

Unités de calcul
La FPU et la SSE pourront travailler en 128 bits. Qu'est-ce que cela signifie ? Voilà mon hypothèse pour la FPU et la multiplication. Actuellement la FPU effectue des multiplications 64 bits et même 80 bits pour des raisons historiques. Passer en 128 bits ne signifie pas qu'on va pouvoir doubler la précision mais faire deux multiplications en une seule passe. Du coup dans certaines circonstances, on double la puissance de calcul (multiplication matricielle par exemple). Pourquoi écarter la précision de 128 bits ? Sur micro-ordinateur on a tout simplement pas l'utilité d'une telle précision. Les gens qui ont besoin de plus ont généralement besoin de beaucoup plus. Alors ils préfèrent utiliser des programmes de calcul spéciaux. Concernant la SSE, je pense qu'un raisonnement identique peut être mené, vraisemblablement avec l'addition. Il faudra avoir le détail du mode opératoire des instructions. Mais je me demande si Intel ne fonctionne pas déjà comme ça. Dans ce cas les informations pourraient être glanées chez Intel. Quelqu'un a une idée ? Dans tous les cas, cela signifie que la FPU et la SSE vont pouvoir faire plus sur le K8L que sur le K8 en un temps plus court.

Mémoire cache
AMD, malgré des explications un peu brouillonnes, confirme bien que la taille du cache L1 est conservée dans le K8L. 128 Ko au total splitté en 64 Ko pour les données et 64 ko pour les instructions. Le bus reliant le L1 au L2 passe de 128 bits à 256 bits. La réduction des latences des caches reste encore en suspend. Pour le cache L1 cela semble difficile, mais pas impossible pour le cache L2. Le cache L2 reste en structure exclusive a priori aussi. Concernant le cache L3, son organisation reste inconnue, mais il pourra être d'une taille supérieure à 2 Mo. On parle de 4 Mo pour certaines configurations. Cette solution de cache à 3 niveaux peut paraître moins bonne que la solution d'Intel avec un cache L2 énorme et partagé. Mais il ne faut pas oublier qu'Intel a du légèrement sacrifier en performance son cache L2 pour le rendre aussi gros et partagé. De son côté AMD augmente les performances des caches L1 et L2. Il y a là une divergence de point de vue qu'il sera intéressant d'opposer en test réel quand on pourra disposer des processeurs pour le faire.

Hypertransport 3
Le lien hypertransport est une connexion rapide qui relie directement une puce à un Opteron (version serveur des processeurs AMD). C'est généralement utilisé pour relier les processeurs entre eux dans les serveurs multiprocesseurs. Mais on peut aussi y connecter un chipset ou depuis récemment un coprocesseur. En théorie le lien hypertransport 2 (l'actuel) peut gérer jusqu'à 8 processeurs. En pratique on ne va que jusqu'à 4. c'est trop compliqué à faire, ça coûte très cher et les gains ne sont pas nécessairement suffisants. Avec le K8L, le nombre de liens par processeur passe de 3 à 4 en 16 bits toujours, mais avec une petite nouveauté. Les liens 16 bits de l'hypertransport 3 peuvent être scindés en deux au format 8 bits pour former au total 8 liens. On peut donc penser que cela permettra de faire plus facilement des machines octoprocesseurs. En termes de performance. L'hypertransport 2 c'est 3 liens d'environ 8 Go/s. Pour la version 3, ça sera 4 liens de 10,4 environ soit 5,2 Go/s pour 8 liens. La fréquence passe de 1,4 GHz à 2,6 GHz. En octoprocesseur, il y aura une baisse des vitesses de communication et un léger mieux en quadriprocesseur.

Ce dont il faut surtout se rendre compte c'est qu'avec des machines octoprocesseurs, des processeurs 4 cores, le K8L propulse les machines d'AMD dans une autre dimension. Surtout si on ajoute à cela l'augmentation de cache total embarqué et des performances de calcul. Une machine quadri ou octoprocesseur pourrait bien représenter une machine idéale pour les chercheurs en mal de puissance de calcul pour faire des simulations numériques de premier jet. Pour affiner et terminer un projet c'est autre chose. C'est peut-être aussi un pied dans les serveurs départementaux. Mais que restera-t-il au Power et au Itanium ;). Il va falloir qu'ils en mettent aussi un coup.

En tout cas, la génération des K8L et des Conroe nous sort de la morosité dans laquelle nous avait plongé les Pentium 4 Prescott et Tejas des deux dernière années.

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Microsoft aussi dans la course à un remplaçant du format d'image JPEG
matière Par JF Maquiné le 07 Juin 2006impressionlexiquerecherchesauvagarde

Il existe depuis plusieurs années deux formats d'images compressées qui dominent. Le GIF et le JPEG. Le premier propose une compression non destructive, c'est-à-dire qu'une fois décompressée, on retrouve exactement l'image originale. Le second est destructif en ce sens qu'il détériore l'image pour obtenir une compression plus importante que le GIF. Malgré de nombreux progrès dans le domaine de la compression, ces deux formats n'ont pas connu de remplaçant à l'exception du GIF qui dispose d'un successeur le format PNG. Il offre une compression 10% à 15% supérieure. Mais le PNG n'est pas tout jeune non plus. Des tentatives pour améliorer le JPEG ont été faites mais n'ont pas connu de succès car améliorant insuffisamment les choses pour être adopté comme standard. Par exemple le format JPEG 2000.

Un format permettant une meilleure compression que le JPEG avec une faible dégradation qui pourrait remplacer le GIF, le PNG et le JPEG, reste à mettre en oeuvre. C'est ce que veut proposer Microsoft avec son format en utilisant un algorithme : reversible lapped biorthogonal transform. Indépendamment de l'intérêt d'un tel format, il faut aussi voir de quelle manière il sera accueilli par l'industrie informatique. Permettre à Microsoft d'imposer un format peut amener à des risques de domination sur ce domaine.

Puissance de calcul et compression
Il existe une corrélation entre capacité de compression et puissance de calcul. Effectivement plus on fait faire une analyse fine du flux de données, plus on peut disposer d'informations pour permettre une compression la plus poussée possible. Les puissances de calcul des ordinateurs ayant été multipliées par un facteur 10 à 100 depuis l'adoption du JPEG, on peut raisonnablement estimer qu'il puisse exister aujourd'hui des techniques mathématiques plus gourmandes en termes de puissance de calcul mais permettant une compression plus importante.

Pourquoi les formats GIF, PNG et JPEG coexistent
Le format JPEG a un important niveau de détérioration sur les contours. On peut palier à cela en lissant l'image, mais on perd en netteté. Dans le cas d'images avec texte, ce type de dégradation est difficilement acceptable. On lui préfère dans ce cas le format PNG ou GIF. Disposer d'un format qui solutionnerait suffisamment ce problème pourrait permettre d'unifier les formats.

Cette actualité est à mettre en parallèle avec celle qui annonce que l'office des dépots de brevets américain a invalidé plusieurs des brevets liés au JPEG.

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