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Par JF Maquiné le 12 Juin 2007 |    | |
Le problème des processeurs future génération ce n'est pas de trouver l'architecture du processeur, mais comment augmenter la bande passante soutenue de la RAM :D. On dispose de quatre solutions : - Augmenter les débits des composants Dram (DDR, DDR2, DDR3, ...) et leurs performances (timing)
- Augmenter la taille du bus mémoire (32 bits, 64 bits, ...)
- Intégrer le contrôleur mémoire au CPU
- Gérer plusieurs bus / canal mémoire simultanément. Actuellement on est en bi-canal.
Pour les composants, c'est en cours puisque la DDR3 va doucement remplacer la DDR2 pour des débits doublés à terme. L'augmentation de la taille du bus semble poser trop de problèmes (techniques, de coût, ...) pour les cartes mères. Il reste la solution d'intégrer le contrôleur mémoire. Chose qu'AMD a faite avec succès et beaucoup pensent qu'avec la nouvelle architecture Nehalem Intel va aussi le faire. On a été prudent ces derniers temps sur Onversity avec cette histoire de contrôleur intégré chez Intel. Il se pourrait bien que la surprise vienne d'ailleurs. Ainsi la quatrième possibilité est d'augmenter le nombre de canaux simultanés. Ainsi si un canal offre 12,8 go/s de débit alors trois canaux en offrent 38,4 go/s et c'est vers cela que pourrait aller Intel.
Si cette nouvelle se confirme car il y a encore une incertitude sur sa réalité, elle en suspend des interrogations quant à l'intérêt pratique pour l'utilisateur final d'avoir la contrainte d'acheter ses modules mémoire 3x3. Quoiqu'il en soit, Intel semble bien prévoir quelque chose avec le Nehalem du côté de la mémoire.
Dans cette histoire de triple canal, s'il se confirme que retenez-vous le plus, l'augmentation de débit ou la contrainte de gérer ses mémoires 3x3 ?
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Par JF Maquiné le 12 Juin 2007 |    | |
S'il y a bien une chose qui caractérise notre début de 21ème siècle dans les pays industrialisés c'est la multiplication des appareils mobiles (cellulaire, portable, Ipod, ...) et le transfert d'informations sans fil (Wireless en anglais) avec des technologies tel que Wifi. Pourtant les appareils mobiles ont un grave défaut, ils nécessitent des batteries qui doivent souvent être rechargées. C'est en étant confronté au problème d'un cellulaire qui bipait la nuit pour qu'on le recharge que Marin Soljacica eu l'idée de s'atteler au problème du transfert d'énergie sans fil. Plus besoin de connecter son appareil mobile, s'il est proche d'une borne il se rechargera tout seul. Soljacic à donc chercher des fonds, constitué une équipe et de leurs travaux est né Witricity pour WIreless elecTRICITY.
Des systèmes de transfert d'énergie sans fil existent déjà, mais ils ont un mauvais rendement et leur utilisation se limitent au statut de gadget. Soljacic et son équipe ont résolu deux problèmes. Le premier est d'avoir un transfert d'énergie qui soit sélectif. Seul le récepteur récupère l'énergie, le reste de l'énergie envoyée par l'émmetteur n'est pas perdue tant qu'un récepteur compatible ne la capte pas. Ce qui diffère des systèmes électromagnétiques qui 'arrosent' de leur énergie tout ce qui est proche d'eux. Le second est la distance, celle-ci doit être d'au moins quelques mètres. Pari réussi puisque ces chercheurs réussissent à alimenter une ampoule de 60 Watts à deux mètres de distance.
Ils se sont basés sur le phénomène de résonnance magnétique. Outre le fait que le champ est magnétique et non électromagnétique, ce qui est important ici c'est le mot résonnance. La mise en résonnance amplifie un phénomène physique. Les chercheurs donnent l'exemple d'un chanteur d'opéra qui serait entouré de centaines de verres à vin identiques ayant une quantité de vin différente. Si le chanteur produit une note bien précise, il va faire éclater un verre de vin et pas les autres. Witricity fonctionne sur le même principe. Des anneaux en cuivre produisent un champ magnétique qui ne peut mettre en résonnance que le récepteur adapté. L'énergie ne peut être transférée qu'a ce récepteur ou qu'à ceux situés dans la même pièce. Le procédé n'est ni sensible aux éléments qui se trouvent sur son chemin comme les ondes electromagnétiques, ni potentiellement dangereux pour la santé.
Toutefois il s'agit là d'expériences de laboratoire, c'est-à-dire dans un environnement contrôlé. Il faudra voir dans quelle mesure ce procédé peut être industrialisé. L'équipe n'est pas très bavarde sur le rendement réel du système ni sur ses possibilités d'évolution.
Que seriez-vous prêt a faire pour avoir un tel système chez vous ;) ? Pensez-vous qu'il s'agisse plus du'n effet d'annonce de la part du MIT ou que cette technologie a vraiment des chances de percer ?
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Par JF Maquiné le 11 Juin 2007 |    | |
Pour les neurones
Le terme de quasar vient de l'expression 'QUASi stelAR' imaginée par Hong-Yee Chiu in 1964 pour un article publié dans la revue Physics Today. Les premiers quasars ont été découverts dans les années 1950, mais on ne les identifiait pas comme tel à l'époque. Ce n'est qu'à partir des années 1980 que la nature des quasars commence à être comprise et qu'un consensus émerge. Plus de 100000 quasars sont connus dont certains forment des paires.
Une équipe internationale, dirigée par Chris Willott de l'Université d'Ottawa, a découvert une série de quasars dont le plus vieux affiche l'âge de 13 milliards d'années (autrement dit se situe à une distance de 13 milliards d'années lumière). Ce n'est que récemment qu'un consensus s'est dégagé sur les quasars. Les astronomes considèrent aujourd'hui qu'un quasar est un halo compact de matière d'une jeune galaxie ayant pour centre un trou noir supermassif. Inévitablement la matière de la galaxie est attirée par le trou noir produisant un échauffement de celle-ci qui rayonne de manière très intense.
Ce plus vieux quasar a été nommé CFHQS J2329-0301, et affiche un décalage spectral de 6,43 contre 6,42 pour le précédent record. A cause de l'expansion de l'univers, les sources lumineuses lointaines sont perçues avec un décalage dans le rouge de la lumière visible. Plus ce décalage spectral est important, plus la source lumineuse est éloignée. L'âge de l'univers est estimé à 13,7 milliards d'années. Ce quasar a vu le jour moins d'1 milliard d'années après la naissance de l'univers ce qui est tout à fait remarquable.
La découverte de ce quasar a été faite avec le télescope terrestre CFHT (Canada-France-Hawaï Télescope) ayant un diamètre de 3,6 mètres et situé à Hawaï. L'analyse spectrale a été faite avec le télescope terrestre de 8 mètres Gemini-Sud au Chili.
Cette recherche s'inscrit dans le cadre du projet de compréhension du phénomène de ré-ionisation de l'univers. Les astrophysiciens estiment que lors de l'apparition des premières sources lumineuses (galaxies, étoiles) une ré-ionisation de l'univers a eu lieu. Avant cette phase on considère que tous les atomes étaient neutres électriquement. Une fois un quasar trouvé, on tente d'analyser les gaz qui se situent entre nous et lui grâce à la lumière du quasar qui traverse ce gaz. Plus le quasar est éloigné, plus on a de chance d'étudier des gaz ré-ionisés.
Saviez-vous ce qu'est un quasar ? Croyez-vous qu'on trouvera des quasars encore plus vieux ?
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Par JF Maquiné le 10 Juin 2007 |    | |
Chaque année a lieu dans la ville de Taipei à Taiwan une grande messe informatique. Cela va des goodies au matériel haut de gamme, mais généralement pour grand public. Vous n'y verrez pas le dernier serveur IBM équipé du tout récent POWER6. Il n'en reste pas moins que c'est l'occasion pour les constructeurs importants de mettre en avant leurs derniers produits et pour les petits de se faire connaitre. Trois de nos collègues ont couvert ce salon et nous avons fait un pot pourri des évènements les plus marquants.
Du Penryn au Barcelona Intel et AMD sortiront leur nouveau processeur à un trimestre près. Si pour Intel il s'agit d'assurer la continuité du Core 2 Duo avec le Penryn, pour AMD les enjeux sont beaucoup plus importants. Il s'agit d'une toute nouvelle architecture, la K10 et celle-ci devra montrer ses capacités face aux Core 2 Duo et surtout Penryn. Mais les deux questions qui se posent sont comment AMD peut lutter en ayant systématiquement un process de fabrication de retard et comment AMD va faire pour suivre le rythme de production de nouvelles architectures qu'Intel impose. Ainsi au 3ème trimestre 2008, Intel devra lancer son Nehalem dont les performances excéderont nettement celles de l'architecture K10 d'AMD.
Dans tous les cas Intel exhibe déjà fièrement son Penryn alors qu'AMD peine à montrer un Barcelona (version serveur du Phenom) à plus de 1,6 GHz et que des langues parlent d'un probable retard de sortie du Phenom pour 2008.
ASUS : Souder la RAM pour de meilleures performances On en revient aux bonnes vieilles solutions de l'époque où les premiers PC ne permettaient pas une augmentation de la mémoire car soudée à la carte mère. C'est vers la fin des années 1980 que cette technique a disparu. Asus la remet au goût du jour en proposant une carte mère P5K3 Premium équipée de 2 Go de DDR3 soudées. cela permet d'être plus stable à fréquence élevée. Pour couronner le tout, une modification dans le fonctionnement de la DDR3 a permis une augmentation de 50% des performances des temps d'accès. Seul hic, pas d'upgrade possible des 2 Go de DDR3. Mais l'idée n'est pas si idiote. En tout cas, les constructeurs devraient avoir ce genre de propositions dans leur catalogue.
Les carte ATI HD2400 et HD2600 à l'honneur Les cartes graphiques HD2400 et HD2600 sont basées respectivement sur les processeurs RV610 et RV630 tous deux des dérivés du R600. Elles sont déclinées toutes deux en version PRO et XT et aussi en version PCI-Express et AGP. La grosse interrogation sont les performances. Or selon Hardware.fr, une HD2600XT serait moins performante qu'une 7600GTS, ce qui serait mauvais signe.
chipset X38, le remplaçant du i975 Le chipset X38 est le haut de gamme de la nouvelle famille de chipsets Intel qui inclut le G33, le P35 et le G35. Le X38 devrait sortir enfin en dernier. Intel voudrait qu'il soit dédié uniquement à la DDR3 1600 mais des constructeurs montraient des exemplaires à base de X38 équipé de DDR2. Ce futur X38 pourrait faire un malheur s'il était compatible avec le futur Nehalem. Mais connaissant Intel, il y aura sûrement une histoire de VRM (régulateur de tension) à modifier soit disant.
DDR3-2000, les hautes fréquences par Corsair Le Computex a aussi été l'occasion pour les constructeurs de module mémoire d'exhiber de très sexy DDR3. Il en va ainsi de Corsair et de sa DDR3-2000 soit 2,5 fois la bande passante d'une DDR2-800 ou PC6400 considérée actuellement comme une mémoire rapide.
Tyan et son micro cluster de calcul Tyan a sorti l'artillerie lourde avec son Personnel Supercomputing T600. Il s'agit de 5 cartes filles équipées chacune de 2 processeurs Xeon quadcore 5300 pour un total de 40 cores, de 60 Go de RAM DDR2. Le tout pour une puissance de calcul estimée à 250 gigaflops. Les cartes filles étant montées en cluster. L'intérêt de ce micro supercalculateur est sa compacité et l'utilisation de matériel assez courant. Il faut savoir qu'une des plaintes les plus courantes des chercheurs en particulier en Europe c'est de ne pas disposer de puissance de calcul suffisante et si elle existe faut-il encore que son accès se fasse dans un délai raisonnable ce qui n'est pas toujours le cas. La possibilité pour un labo de moyenne taille de disposer de ses propres ressources de calcul. La simulation numérique est d'autant plus importante si les labos souhaitent travailler avec des industriels.
Les disque SSD s'affichent Apparemment tous les fabricants de mémoires flash présentaient des disques 'solid state' (SSD). Dans ce domaine, il n'y a pas une semaine où il y a une nouvelle annonce. Aux dernières nouvelles on devrait disposer de disques 128 Go offrant des performances de 120 mo/s en lecture. Evidemment entre ce que les constructeurs proposent et ce qu'on trouve dans nos boutiques il y a une différence (beaucoup trop d'effet d'annonce) mais surtout les prix restent encore élevés. On attend toujours un SSD de 32 Go avec un débit d'au moins 80 mo/s à moins de 200€ comme disque système. Il n'empêche que l'avenir est là. De nombreux constructeurs le savent. Les progrès ne cessent de se faire et les prix chutent. 2008 peut-être, 2009 sera à coup sûr l'année du SSD.
Êtes-vous déjà allé à une grande messe informatique ? Connaissez-vous le nom de la grande messe informatique française qui avait lieu dans les années 1980/90 chaque année à Paris ? |

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Par JF Maquiné le 08 Juin 2007 |    | |
R650 Soyons clair, le R600 est une déception et ses dérivés ne semblent pas mieux lotis. Le processeur R650 qui lui succédera au 3ème trimestre 2007 devrait selon ATI corriger le 'gros' problème de la puissance de texturing. Espérons qu'ATI corrigera aussi les autres problèmes, comme la surconsommation et l'échauffement important et les problèmes de FSAA dus à des ROP bogués. En même temps si on met de côté la consommation et l'échauffement, ATI a su correctement positionner sa carte HD2900xt en termes de prix/performance. Le R600 a du potentiel, espérons que le R650 permettra de le révéler.
R670 Le R700 va introduire la modularité. L'idée est de concevoir un petit core 3D à haut rendement puis, en fonction de la gamme de la carte, de produire des processeurs intégrant 1, 2 ou 4 cores. Ca ne vous rappelle rien ? Mais si le projet Fusion de chez AMD. Il est intéressant de noter que dans une conférence vidéo, ATI reconnaît la nécessité d'un meilleur rendement. Il était temps, la course à la fréquence, surtout pour les processeurs 3D, est suicidaire. Il est à noter qu'à mon sens, la première société à avoir introduit le concept de modularité dans les processeurs 3D est 3DFX. Certes ils n'associaient pas leurs processeurs sur le même die, mais sur la même carte. Mais 3DFX a bien conçu un petit processeur 3D et les performances des cartes dépendaient du nombre de processeurs intégrés sur la carte.
Tesselation Le R600 a réintroduit une fonction chère à ATI, la tesselation inaugurée avec le R200 (carte ATI 8500). Toutefois celle-ci est bien plus mûre avec des possibilités de paramétrage bien plus avancées. Elle semble tellement bien que Microsoft aurait décidé de l'intégrer dans son prochain DirectX, le 10.1. La tesselation est la capacité à générer des polygones à l'intérieur d'un polygone en affectant en plus une hauteur à chaque sommet composant ces polygones. Une application première de la fonction de tesselation est de permettre de supprimer l'aspect anguleux des décors et personnages.
Nous voilà donc avec trois promesses intéressantes. Un R600 débogué et performant, un processeur modulaire avec le R700, et l'introduction dans DirectX d'une tesselation exploitable.
Dernière minute et R680 Au moment où je m'apprêtais à publier cette actualité, une autre m'est parvenue où une roadmap fait état d'un R680 qui serait mis sur le marché au premier trimestre 2008. Cela soulève évidemment la question de la sortie du R650. ATI aurait-elle décidé de se donner plus de temps pour mieux optimiser son R600 et en même temps bénéficier d'une gravure plus fine en 55 nm mettant de côté son R650 ? Pas impossible, mais la position d'ATI avec le R600 et ses dérivés n'est pas bonne. ATI peut-elle se permettre durant 9 mois de ne pas être vraiment concurrentielle ? On le saura à la rentrée au plus tard vraisemblablement.
Le R680 devrait aussi intégrer la fameuse technologie UVD (Unified Video Decoder) qui permet une prise en charge matériel du décodage des vidéos au format VC-1 et H.264. ATI a été très mauvaise sur ce coup. Le R600 devait intégrer l'UVD, mais dans la pratique ce n'est pas le cas. Soit le R600 l'intègre mais inutilisable car trop bogué, soit il ne l'intègre pas.
ATI, Un cycle de production trop court ? Revenons un peu en arrière. La sortie du R520 (carte ATI 1800) ne se passe pas trop bien tout d'abord à cause d'un gros retard et de performances pas médiocres mais insuffisantes. Le R520 sera remplacé 3 mois plus tard par le R580 (carte ATI 1900) plus véloce. Le R600 sort en retard non seulement vis-à-vis de son concurrent mais aussi de son propre calendrier et pour couronner le tout, il est bogué.
On peut se poser beaucoup de questions mais la première d'entre-elles est si ATI est capable de soutenir un cycle de production comparable à celui de NVidia ? Si on regarde le R520 et le R600, la réponse est non. Si on prend en compte le R580, on voit que c'est plus complexe. Il n'en reste pas moins qu'ATI a besoin de plus de temps pour mettre un produit au point. Un tel raisonnement sera confirmé si le R650 ou R680 est performant et exempt de défauts gênants. Mais on peut quand même s'interroger sur le travail des architectures processeurs chez ATI. Processeur qui chauffe trop, FSAA bogué, contrôleur mémoire posant problème avec la DDR4, performance en texturing largement insuffisante. Manifestement ça ne va pas fort. Quelque chose se dégrade chez ATI et va devoir changer. Soit l'organisation et les chefs de projets ne sont pas à leur place, soit ATI tente trop d'innover à chaque génération ne se concentrant pas sur les seuls besoins de base des joueurs. Avec le chantier du R700, il faut espérer que l'organisation de travail est à la hauteur et que le cahier des charges sera plus réaliste.
Attendez-vous beaucoup du R650/R680 ? Que pensez-vous du concept de processeur 3D modulaire du R700 ?
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