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Par JF Maquiné le 29 Septembre 2007 |    | |
Pour les neurones
Les ampoules à économie d'énergie nommées aussi fluo compactes contiennent un gaz de mercure. Une fois ce gaz excité il produit un rayonnement ultraviolet. Ce rayonnement excite une fine pellicule de sel de phosphore située sur les parois intérieures du tube de la lampe qui produit un rayonnement visible. Le gain de consommation comparativement à une ampoule incandescente est d'environ un facteur 4 à 5 et leur durée de vie est d'environ 10 fois supérieure. Elles ont un retard à allumage qui peut aller d'une à plusieurs secondes pour arriver à fournir leur luminosité maximum.
Il parait que le Premier ministre australien ne veut pas signer le protocole de Kyoto s'alignant en cela sur la position américaine. Par contre, il souhaite que toute l'Australie adopte des ampoules à très faible consommation comme les ampoules à économie d'énergie nommées aussi fluo compactes. Voilà une idée intéressante et beaucoup de gens sont prêts à l'appliquer, malgré qu'en Europe on les prenne pour des dindes. J'allais dire vache, mais bon il faut changer un peu de bête de temps en temps. Donc comme l'annonce le titre voici les 3 aberrations des ampoules fluo compactes.

- Leur prix, une ampoule coûte entre 5 et 20 euros. Certes elles sont plus compliquées à fabriquer et nécessitent plus de tests de qualité car elles contiennent des circuits électroniques. Effectivement, ces ampoules ne fonctionnent pas en continu mais par intermittence avec une fréquence de plusieurs milliers d'allumages par seconde. Les premières versions fonctionnaient à une fréquence bien plus basse et posaient des problèmes de maux de tête. Pour en revenir au prix, il faut savoir que cette technologie commence à avoir quelques années de commercialisation ensuite que des progrès de fabrication ont été réalisés et que leur coût a baissé. Mais peut-on nous expliquer pourquoi elles restent si chères alors que nos dirigeants s'essoufflent à crier qu'il y a péril en la demeure si on ne fait rien pour notre planète ? Un prix plus incitatif serait le bienvenu.
- Vous l'avez déjà remarqué, les produits sont taxés d'une éco-taxe à présent. Or celle des ampoules fluo compactes est particulièrement élevée, en termes de pourcentage cela frise les 2% du prix du produit. On nous demande de faire attention à la planète, on nous incite à diminuer notre empreinte énergétique comme citoyen, mais les commerçants en profitent pour se faire une super marge et l'état ajoute une taxe pour le moins gonflée. Ouais c'est logique tout ça.
Pardon, l'éco-taxe c'est normal qu'elle soit si chère pour ce type de produit car il contient du mercure. Mais elle sert à pas grand chose la taxe sur ce type de produit qui laisse des métaux lourds dans le sol. Qu'on leur colle une consigne de 1 ou 2 euros et vous allez voir comment les gens vont bravement ramener leur produit.
- Nouveaux produits, nouveau mode d'utilisation. Evidemment nous les utilisateurs on débarque avec ce nouveau produit le temps qu'on apprenne les petites astuces qu'il y a derrière. Il existe des fluo compactes à couleur chaude et à couleur froide. Bon à savoir. Et il y a bien sûr la fameuse équivalence avec les ampoules classiques à incandescence. Pour les ampoules de 60 à 100 watt l'équivalence correspond à peu près, mais elle est un tout petit peu exagérée. Une preuve ? Il y a pas mal de fluo compacte de 23 watt qui donne une équivalence de 120 watt. Les ampoules de 125 watt à incandescence ça existe mais ce n'était pas courant. En fait les ampoules fluo compactes de 23 watt sont le vrai équivalent des 100 watt à incandescence. Mais je chipote, prenons un vrai exemple. Prenez un petit spot fluo compact de 7 watt. Son équivalence est de 25 watt chez Philips par exemple. Mais d'autres constructeurs, surtout bas de gamme le donnent à 40 watt. Pas la peine de courir chez votre marchand pour faire l'essai, on l'a fait à votre place. Et bien un petit spot à incandescence de 40 watt ça éclaire nettement mieux qu'un spot fluo compact de soi disant 40 watt d'équivalence. Les équivalences sont systématiquement surévaluées et pour les plus petits modèles c'est un peu trop loufoque.
Ne vous y trompez pas, ce ne sont pas les ampoules à économie d'énergie qui sont critiquées ici mais la manière de nous les vendre, prix, taxes, indications techniques. Faut-il les acheter ? Absolument, d'autant plus que des progrès continuent à être faits pour augmenter leur rendement et baisser leur coût. Il se pourrait même qu'on obtienne des spots de 7 watt qui aient une vraie équivalence de 40 watts. Il existe même des projets concurrents avec des ampoules à incandescence à haut rendement
Sources et liens utiles :
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Par JF Maquiné le 28 Septembre 2007 |    | |
Beaucoup l'ont remarqué, les performances des disques durs magnétiques n'ont pas beaucoup progressé ces dernières années. Une autre remarque, la taille moyenne des fichiers croît plus vite que l'augmentation des performances des disques durs magnétiques. Si nous assemblons ces deux remarques, nous pouvons faire le constat que les performances moyennes des ordinateurs ont baissé quand le disque dur est en action. Un tel constat est généralement le signe, soit d'une importante évolution de la technologie en cause, soit d'un changement de technologie.
L'évolution importante n'est a priori pas dans les cartons des constructeurs, par contre il existe bien une technologie de remplacement en la présence des SSD (Solid State Drive). L'importance du constat apparait si l'on se demande si cette fois c'est la bonne et si les SSD vont s'imposer sur le marché informatique.
Il m'est facile de concéder qu'on pouvait arriver à cette conclusion par d'autres moyens. Celui-là n'étant paru nulle part à ma connaissance, il m'a semblé intéressant de le rendre public pour voir la chose sous un autre angle.
Je souhaiterais aussi attirer votre attention sur le fait que le plus grand bond technologique que proposeront les SSD sont les temps d'accès. En utilisant un SSD vous ne faites pas qu'améliorer vos performances, vous passez dans un autre monde. Il n'est même pas nécessaire d'attendre d'avoir les mêmes débits que les disques magnétiques pour en profiter, 30 Mo/s sont déjà suffisants.
Pour terminer, si les disques magnétiques sont en passe d'être dépassés, il se pose la question de leur talon d'Achille. S'ils n'en avaient pas, ils resteraient les princes du stockage. Ce n'est pas la technologie magnétique qui est en cause, mais tout simplement la partie mécanique. En premier lieu elle ne permet plus d'augmentation intéressante des temps d'accès si importants pour assurer une réactivité et un débit soutenu. En second, les pièces mécaniques en mouvement génèrent soit du bruit, soit des échauffements. Mais si on y réfléchit, la chute du disque dur à cause de ces parties mécaniques est logique car nos sociétés industrialisées tendent de minimiser l'action mécanique dans le domaine d'application macroscopique au profit d'actions pouvant fonctionner dans le domaine microscopique. Si vous souhaitez savoir les pièces qui seront remplacées dans les années à venir chercher celles qui se basent sur des parties mécaniques.
Sources et liens utiles :
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Par JF Maquiné le 28 Juillet 2007 |    | |
Si on se promène sur le site du constructeur allemand BMW, on trouve des nouvelles motorisations essence de 2 litres et 3 litres de cylindrée pour ses voitures. Celles-ci ont la particularité de consommer bien moins que leurs concurrents dans les mêmes catégories. Jugez plutôt. La 118i avec un moteur 2 litres de 143 chevaux consomme - Urbaine : 7,9l/100km
- Extra-urbaine : 4,7l/100km
- Mixte : 5,9l/100km
Pour un moteur 2L à essence, la consommation est particulièrement basse, et si on doute il suffit de voir les chiffres de la 116i équipée encore avec une ancienne génération de moteur à essence de 1,6L. La consommation urbaine est particulièrement significative du travail de BMW avec 10,5l/100km ! La Mégane II avec son moteur 1,6L fait 9,2l/100km et c'est considéré comme un moteur sobre. Pas la peine d'aller plus loin en constatation. BMW a fait un bond dans la baisse de consommation et de pollution des moteurs à essence qui, il faut le rappeler, ne produisent pas de particules. Comment ont-ils fait ?
Les constructeurs disposent de tout un ensemble de techniques connues dans leurs cartons. Celle qu'a utilisée BMW est la combustion stratifiée. Cela consiste à concentrer le mélange air/essence près des électrodes de la bougie. L'explosion est à ce moment plus violente. La combustion stratifiée fonctionne bien à bas régime et lorsque le moteur n'est pas à pleine charge. Dans ce cas de figure, le gain théorique peut être de 40%. Le gain moyen de BMW est d'environ 20% ce qui est excellent.
BMW est le premier constructeur à utiliser la technologie de combustion stratifiée, vu les gains en consommation en particulier en ville d'autres suivront et amèneront cette technologie sur des cylindrées plus petites. Il faut noter deux choses. La première est que pour obtenir de si bons résultats, BMW a aussi utilisé une gestion intelligente de la batterie. Elle n'est rechargée que lors de ralentissements ce qui permet de limiter le nombre de mécanismes puisant sur le moteur lors des accélérations. La seconde chose est que les constructeurs disposent de suffisamment de technologies dans leurs cartons pour baisser la consommation des moteurs à essence de 20% au-delà de la combustion stratifiée. Tout le problème est le coût de ces technologies qui se répercutent sur le prix de la voiture. Quoiqu'il en soit cela va dans la bonne direction.
Compléments Les constructeurs disposent d'une liste de technologies à intégrer dans leurs moteurs pour diminuer la consommation. S'ils ne le font pas, c'est que toutes ces solutions impliquent soit une augmentation du coût de fabrication, soit qu'ils ne disposent pas encore des compétences ou des matériaux permettant de les réaliser.
L'idée générale est d'augmenter les performances du moteur et des parties mécaniques en mouvement comme la transmission pour pouvoir faire du downsizing. Le downsizing consiste à utiliser un moteur de plus petite cylindrée mais ayant les performances d'un moteur de plus grosse cylindrée. L'un des critères les plus importants actuellement est le couple moteur. Par exemple si la consommation en ville des moteurs diesel est bien plus faible que pour les moteurs à essence, c'est essentiellement du à leur couple qui permet une très bonne utilisation du moteur à bas régime.
Si le moteur diesel permet un plus faible rejet d'oxyde de carbone (CO,CO2), il est en revanche très mauvais sur le rejet des NOX (oxyde d'azote) et rejette des particules dangereuses pour la santé. Actuellement le bilan de pollution n'est pas en faveur du diesel mais de l'essence. Des pots catalytiques pour le diesel pourraient résoudre ces problèmes. Pour les particules, ils existent déjà et pour les NOX des recherches sont en cours. Mais il n'y a pas de miracle par exemple les pots à particules fonctionnent mal à froid. Or c'est à ce moment qu'un moteur est le plus polluant.
On assiste aussi au grand retour du turbo. Cette technologie permet notamment d'augmenter le couple moteur et donc de réduire la consommation. Des combinaisons de moteurs à combustion stratifiée de turbo et de downsizing devraient permettre aux constructeurs de diminuer significativement la consommation.
Sources et liens utiles :
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Par JF Maquiné le 16 Juillet 2007 |    | |
Pour les neurones
C'est au 19ème siècle que le chimiste Arrhenius à montré la relation directe entre vitesse d'une réaction et température. Toutefois la température n'est pas le seul facteur permettant de faire varier la vitesse d'une réaction. On peut citer aussi les catalyseurs, la concentration des espèces ou encore la lumière.
Si on a fait un peu de chimie, on sait que la chaleur a une incidence directe sur la vitesse des réactions. Depuis le 19ème siècle on pensait que plus une réaction s'effectuait à basse température plus celle-ci était lente. Seulement un tel axiome pose le difficile problème des réactions chimique dans le milieu interstellaire ou la température dépasse à peine les quelques Kelvin.
En 1990 des chercheurs français et anglais montrent que la vitesse de certaines réactions s'accélère avec la diminution de la température. Ceci a lieu avec des espèces neutres. Le principe est le suivant. A basse température le déplacement des espèces est lent voire très lent. Cela permet à des forces longue distance d'avoir le temps de jouer un rôle déterminant. Juste avant une collision ces forces vont réarranger la configuration électronique des espèces pour que leur rencontre produise une réaction chimique non seulement favorable mais rapide.
Les chercheurs français ont continué à travailler sur ce sujet pour identifier clairement les réactions qui s'accéléraient à basse température. Ce faisant, ils montrent que le mécanisme décrit ci-dessus permet de faire baisser considérablement la barrière énergétique qui détermine la vitesse d'une réaction.
Il est maintenant établit que certaines réactions chimiques préfèrent le froid. Cela devrait permettre d'améliorer les modèles de formation des étoiles et de dynamique des nuages interstellaires.
Sources et liens utiles :
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